Le ministère des Collèges et Universités, de l’Excellence en recherche et de la Sécurité (MCUERS) a fait une annonce importante le 12 février qui aura des répercussions sur l’enseignement ainsi que sur les étudiants postsecondaires de la province.
Qu'y a-t-il de positif?
Le secteur de l'éducation postsecondaire (ÉPS) s’est vu accorder un investissement dont il avait depuis longtemps un urgent besoin. Le gouvernement provincial investit immédiatement la somme de 6,4 milliards de dollars sur les quatre prochaines années (c'est-à-dire 1,6 milliard de dollars par année) pour augmenter le fonds d'exploitation du secteur.
En plus des 5,4 milliards de dollars déjà alloués, cela signifie 7 milliards de dollars par année, alors qu'on accordera davantage d'importance aux établissements dans la région du Nord, aux établissements francophones et aux établissements autochtones.
Il s'agit là d'une décision formidable que nous attendions depuis près de 20 ans et qui donne suite aux nombreuses demandes et recommandations exprimées par la Fédération. Cependant, il est évident que les étudiantes et les étudiants n’étaient pas présents à la table des décisions.
Et le négatif?
Levée du gel des droits de scolarité des étudiantes et des étudiants canadiens. Depuis 2019, le gel des droits de scolarité a fait en sorte que l'éducation était plus accessible et ces droits étaient plus prévisibles pour les étudiantes et les étudiants, ainsi que les familles en Ontario. Cette solution n'était cependant que temporaire. L'annonce faite hier a prouvé qu'avec l'absence d'un plan uniforme de financement de l'éducation postsecondaire, on a officiellement ouvert la voie à l’augmentation des droits de scolarité dans la province.
En autorisant les établissements à augmenter les droits de scolarité jusqu'à 2 % par année au cours des trois prochaines années, et en ajustant ensuite les droits pour tenir compte de l'inflation. En pleine crise économique, la décision d'autoriser l'augmentation des droits de scolarité sera catastrophique pour les étudiantes et les étudiants. Le secteur est sous-financé, mais on ne peut tenir les étudiantes et les étudiants responsables des erreurs du gouvernement.
Transformer le RAFEO qui passe d'un programme de subventions à un programme de prêts. Oui, le Régime d'aide financière aux étudiantes et étudiants de l'Ontario (RAFEO) a connu certaines difficultés, mais elles étaient attribuables à la négligence de la province. Elle tente maintenant de corriger ses erreurs en éliminant les subventions et en forçant les étudiantes et les étudiants à s'endetter. La décision de plafonner les subventions à un maximum de 25 % tout en accordant des prêts atteignant au moins 75 %, on porte un coup dévastateur aux étudiantes et aux étudiants.
Le projet de loi 33 EST
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Une attaque à l'endroit de VOS associations étudiantes, des services administrés par les étudiantes et les étudiants, des emplois étudiants et de votre campus.
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Un précédent dangereux basé sur des politiques d'exclusion en matière d'éducation qui ciblent les étudiantes et les étudiants marginalisés.
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Une ingérence crasse de la part du gouvernement qui vise à restreindre la liberté universitaire.
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Une augmentation de la présence policière et de la surveillance.
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Une manière de détourner notre attention du sous-financement de nos collèges et nos universités.
À propos de la campagne
La Fédération canadienne des étudiants et étudiantes de l'Ontario a annoncé la campagne Combattons les frais : Ne touchez pas à notre système d’éducation! pour mobiliser les étudiantes et étudiants, les travailleuses et travailleurs, les membres de la communauté ainsi que et les partenaires de solidarité à s’opposer aux importantes compressions dans l’éducation postsecondaire et au projet de loi 33 ainsi qu’à demander un financement public de l’éducation postsecondaire publique.
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